9 g fa
Vendredi j'avais pose un RTT, le dernier qui me restait, et la meteo annoncait grand soleil sur toute la region. Pour une fois que les deux tombent le meme jour, je n'allais pas rester a Lyon. Depart vers neuf heures, autoroute jusqu'a Condrieu et ensuite la montee vers Pelussin.
En bas dans la vallee il faisait dix-sept degres et j'etais en train de me dire que la saison n'etait pas finie. Au col de l'Oeillon il en faisait huit d'apres mon telephone. Et sous les sapins, la ou le soleil n'arrive pas avant midi, la route etait encore humide de la nuit, avec des feuilles collees dans les trajectoires.
C'est la que j'ai compris un truc que je savais deja mais que je n'avais jamais vraiment senti. Mes Supercorsa n'ont pas chauffe de la matinee. A la sortie d'une epingle, en remettant les gaz comme en juillet, la roue arriere est partie d'un coup, dix centimetres peut-etre, le temoin du controle de traction a clignote et tout est revenu. Ca a dure une demi-seconde. J'ai fait les vingt kilometres suivants comme un livreur de pizza.
Au Bessat je me suis arrete boire un cafe pour faire redescendre le coeur. Deux types en GS sont arrives, poignees chauffantes, pneus mixtes, tranquilles. Ils m'ont demande si je n'avais pas froid aux mains avec mes gants d'ete. J'ai dit que non. C'etait faux.
Redescente sur Saint-Chamond au soleil, route seche, et retour par l'A47. La 10R est une moto geniale de mai a septembre. En octobre, a la montagne, c'est surtout un thermometre tres cher qui mesure la temperature du bitume. Encore deux ou trois sorties et elle part au garage.